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Pourquoi des cosmétiques bio
· Informations préliminaires
La peau est composée de trois couches successives : l’épiderme (1 mm), le derme (3 mm) et l’hypoderme. La couche supérieure de l’épiderme peut être comparée à une émulsion puisqu’elle se compose d’eau (la sueur) et de graisse (le sébum) qui sont mêlées au cholestérol et à la lécithine, naturellement présents, pour former une couche protectrice. Le but d’un produit cosmétique est donc d’apporter des éléments nutritifs pour préserver ou rétablir cet équilibre si fragile.
La peau de bébé, toute neuve, ne bénéficie pas des mêmes protections que celle des grands. Le derme du nourrisson est quatre fois moins épais que celui de l’adulte.
La peau de bébé a un pH neutre durant les premières semaines : elle n’est donc pas encore protégée par le film acide protecteur qui met les cellules à l’abri des influences extérieures néfastes, des bactéries et de champignons. Il faut environ 6 semaine pour que le pH devienne acide et que la peau puisse mieux se défendre.
Il faut environ un an pour que la peau de bébé soit totalement développée et puisse se protéger contre les agressions extérieures.
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Quelques chiffres :
- 3%, c’est la part de marché des cosmétiques naturels et bio en Europe (source : Cosmébio).
- 3%, c’est la part de marché des cosmétiques naturels et bio en France (source : Cosmébio).
- La France est le deuxième producteur de cosmétique naturels et bio derrière l’Allemagne.
- 9 femmes sur 10 déclarent vouloir réutiliser des produits bio après les avoir testé (résultat du guide des cosmétiques bio, Vigot, 2006, qui corrobore ceux d’une enquête TNS SOFRES - PLANTE SYSTEM - conduite en 2006 sur un échantillon de 897 femmes âgées de 25 ans et plus).
- 100 000, c’est le nombre de substances chimiques industrielles qui sont en libre circulation sur le marché européen (source : guide cosmétox de Greenpeace)
- « 200…, c’est le nombre de substances chimiques synthétiques qu’on peut aujourd’hui retrouver dans notre corps.» (Source : le guide Cosmétox de l’association Greenpeace).
· Qu’est qu’un cosmétique ?
Selon l’article L.5131-1 du Code de la santé publique : «On entend par produit cosmétique toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes, ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles.»
cosmétique bio
La famille des cosmétiques englobe les produits de beauté, maquillages et soins pour le visage, les produits d’hygiène, les produits capillaires, la parfumerie.
· Différences entre un cosmétique classique et un cosmétique bio
Les cosmétiques, qu’ils soient classiques ou bio, sont composés de façon identique :

- L’excipient : 80% du produit cosmétique. C’est un mélange de substances aqueuses (pour hydrater) et huileuses et/ou cires (pour nourrir). L’excipient est le support du ou des principes actifs dont il va faciliter la diffusion puis l’absorption dans notre épiderme.

- Les émulsifiants ou tensio-actifs : permettent aux ingrédients aqueux et huileux de se mélanger pour former une émulsion. Ils jouent un rôle déterminant pour obtenir les textures voulues et sont d’importants agents stabilisants.

- Les principes ou agents actifs : ce sont les substances responsables de l’efficacité du produits (ex: hydrater, adoucir, laver, etc).

- Les additifs : ce sont, entre autres, les colorants, les conservateurs, les antioxydants. Ils stabilisent les préparations ou modifient les caractéristiques. Leurs rôles : parfumer, colorer, faire mousser, assouplir la crème,…
Leur différenciation réside dans le fait que les cosmétiques bio mettent l’accent sur la qualité, la quantité et l’origine des matières premières, le procédé de transformation et de fabrication, l’emballage recyclable ou biodégradable.
Qualité et quantité des matières premières :
La qualité d’un produit cosmétique se trouve en premier lieu dans les matières de base, c’est-à-dire l’excipient. On doit à l’excipient 80% de l’efficacité du cosmétique. Sans excipient de haute qualité, les agents actifs, même les plus performants ne sont d’aucune utilité. Or, les excipients utilisés couramment dans les cosmétiques classiques sont synthétiques, voir même issus du pétrole et d’origine animale. Les produits cosmétiques bio n’utilisent au contraire que des matières vivantes, qui n’ont quasiment pas subi de transformation.

De plus, un produit bio peut contenir jusqu’à 30% de principes actifs, alors que la plupart des cosmétiques classiques n’en contiennent pas plus de 1%.

Les ingrédients des produits classiques du commerce détruisent souvent le film hydrolipidique naturel de la peau, desséchants, irritants, couvrants (empêchant la peau de respirer) ou au contraire augmentant la perméabilité de la peau (et donc la pénétration des toxiques).
Exemples d’ingrédients utilisés en cosmétique classique et bio :
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Le processus de fabrication :
Les fabricants de cosmétiques classiques ont recours à des manipulations chimiques ou technologiques lourdes, coûteuses en énergie, polluantes, et qui modifient abusivement ou totalement le composant d’origine.

En revanche, les cosmétiques bio ne subissent que des transformations mécaniques ou chimiques primaires, telles que la distillation, la cuisson, le filtrage mécanique, la fermentation et l’oxydation, qui laissent peu de résidus et sont aisément recyclables et biodégradables.
· La législation en matière de cosmétique
A l’inverse des produits pharmaceutiques, les cosmétiques ne sont pas soumis à une batterie de tests en vu de l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ils ne sont pas soumis non plus au marquage CE.

Les produits cosmétiques sont réglementés par la directive européenne «cosmétiques» du 27 juillet 1976, remplacée par le règlement CE du 30 novembre 2009 à partir de 2013.

Cette Directive définit la liste des substances qui ne peuvent entrer dans la composition des produits cosmétiques et la liste des substances que les produits cosmétiques ne peuvent contenir en dehors des restrictions et conditions prévues.
Elle dresse également la liste des colorants, des agents conservateurs et des filtre UV que les cosmétiques peuvent contenir.
Elle prévoit également, entre autre, la mention de la liste des ingrédients sur le produit ou son emballage, l’interdiction de l’expérimentation animale.

Ce sont les industriels, eux-mêmes, qui sont tenus d’évaluer les risques inhérents à l’utilisation de leurs produits. Les commanditaires des tests sont donc les labos eux-mêmes, et ils peuvent écarter des résultats qui ne leur sont pas favorables ou en mettre d’autres en avant, plus flatteur.

Le fabricant ou le responsable de la mise sur le marché doit tenir à disposition des autorités de surveillance compétentes un certain nombre d’informations relatives aux produits.

En France, l’autorité de surveillance compétente est l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (l’AFSSAPS). L’AFSSAPS se contente de procéder à des contrôles inopinés et elle peut suspend provisoirement ou interdit définitivement la mise sur le marché d’un produit cosmétique qui ne respecte pas la réglementation ou présente un risque pour la santé.
· Principe de précaution
De nombreux ingrédients de synthèse sont soupçonnés d‘avoir, voir même reconnus pour avoir, des effets nocifs sur l’homme : allergie, cancer, perturbation du système hormonal et autres ; et identifiés comme polluant pour l’environnement.

Le cancérologue Dominique Belpomme estime que "des doses très faible de perturbateurs endocriniens peuvent induire des cancers du sein ou de la prostate 30 ans après".
Il démontre aussi que la pénétration par voie cutanée est "celle qui permet la plus grande perturbation de l‘organisme" comparativement aux voies respiratoires ou alimentaire car "la peau ne sait pas se détoxifier".
Exemples de substances à éviter :
Pourtant, ces ingrédients sont toujours autorisés dans la composition des cosmétiques par la réglementation européenne qui ne nous garantit qu’une protection partielle vis-à-vis des substances chimiques.
Heureusement, pour se prémunir contre ces dangers potentiels ou avérés, nous pouvons faire le choix d’utiliser des cosmétiques naturels et bio ! Les cosmétiques naturels et bio nous offrent une totale innocuité et une réelle efficacité de par sa composition naturelle, sans barrière chimique ni molécules que la peau ne reconnaîtrait pas. De plus, ils sont respectueux de l’environnement, tant dans leur production que dans leur conditionnement, et refusent les tests sur les animaux.
Pour être sûr qu’un cosmétique est biologique : un seul réflexe, vous fier aux labels !
A ce jour, chaque pays détient son propre label avec son propre cahier des charges : BDIH en Allemagne, AIAB en Italie, Cosmébio en France. Tous sont certifiés par des organismes de contrôle reconnus et indépendants tel qu’ECOCERT en France.
· Les principaux labels cosmétiques naturels et bio
Nature et progrès
Origine de nature et progrès
C’est une association de consommateurs et de professionnels datant de 1964 s’appuyant sur une charte très stricte.

Quelles garanties ?
100% des ingrédients naturels végétaux et animaux DOIVENT être BIO.
0 % de produits de synthèse
Les emballages et suremballages doivent être biodégradables ou recyclables

Les interdits :
pas de tests sur animaux.
Pas de matières premières d’origine animales, sauf ceux produits naturellement si il sont issus de l’agriculture bio :
   • Produits issus de la ruche (Miel, gelée royale, propolis et cire)
   • Produits lactés (lait, protéines de lait, petit lait, babeurre en poudre)
   • Ovo produits (œuf, poudre et extrait de jaune d’œuf)
   · Lanoline sous condition d’absence de nickel3
Sans parfums ni colorants de synthèse
Exclusion totale des conservateurs de synthèse comme les parabens ou le phénoxyéthanol.
Sans pétrochimie (paraffine, silicone, PEG)
Sans OGM (organismes génétiquement modifiés)
Pas de traitements ionisants
Cosmébio
Origine de Cosmébio
Le label comsébio est un label bio mis en place par des fabricants européens responsables.
S’appuyant sur un cahier des charges qui a été déposé au Ministère de l’Industrie en 2002, la charte Cosmébio offre une transparence quant à la nature des ingrédients et les procédés de fabrication utilisés dans vos produits cosmétique bio

Quelles garanties ?
10 % du total du produit DOIT être BIO
95% du total du produit doit être naturel
95% de ces ingrédients naturels végétales DOIVENT être BIO.
5 % MAXI de produits de synthèse, qui sont encore indisponibles sous forme naturelle actuellement (Ces ingrédients doivent répondre aux exigences d’une liste positive très restrictive excluant PEG, silicones,dérivés pétrochimiques, Paraben, ..)
Les emballages et suremballages doivent être biodégradables ou recyclables
Le pourcentage d’ingrédients naturels et le pourcentage d’ingrédients bio sont clairement indiqués sur tous les packagings des produits certifiés portant les logos BIO.

Les interdits :
pas de tests sur animaux.
Sans parfums ni colorants de synthèse
Exclusion totale des conservateurs de synthèse comme les parabens ou le phénoxyéthanol)
Sans pétrochimie (paraffine, silicone, PEG)
Sans OGM (organismes génétiquement modifiés)
Pas de traitements ionisants
BDIH
Origine du BDIH
BDIH est construit par une fédération de marques pharmaceutiques et d’industries œuvrant dans le domaine de la santé, de la diététique et des produits d’hygiène en Allemagne en 1996.
Un cahier des charges pour la production de produits de beauté naturels est imaginé. C’est d’après ce cahier des charges que la composition des produits et les méthodes de production sont contrôlées par un organisme indépendant.

Quelles garanties
Cosmétiques formulés à partir de matières premières naturelles, mais pas forcément bio, issues du règne végétal ou minéral.
Bases lavantes et émulsifiants d’origine végétale, obtenues par des techniques dites “douces” (hydrolyse, estérification)
pas de tests sur animaux, mais sur humains et culture de cellules.
Utilisation très restreinte de quelques conservateurs dits "doux" (acide benzoïque, acide sorbique).

Les interdits
Les produits de la pétrochimie
Les colorants ou parfums de synthèse
Les bases lavantes ou émulsifiants éthoxiliés
L’irradiation
Les matières premières génétiquement modifiées (OGM)
Les matières premières d’origine animale, sauf issus de l’animal vivant (ex : lanoline, graisse issue de la laine des moutons)
Le blanc de baleine ou collagène animale

Le concept de liste positive
Le cahier des charges BDIH est construit autour d’une “liste positive” d’ingrédients autorisés. Elle contient 690 composants sur les 20 000 répertoriés dans toute l‘industrie pharmaceutique et alimentaire. Parmi ces composants, certains doivent obligatoirement être bio. Un seul ingrédient non autorisé exclut la certification du produit entier.
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