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Pourquoi du coton bio ?
Les chiffres du coton :
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- la fibre de coton représente un peu plus 1/3 de la production mondiale de fibres textiles (autres fibres : fibres synthétiques et artificielles, laine, lin, soie, …) (Source : International wood textile organisation - 2003)
- la production annuelle mondiale de coton (campagne 2009/2010) s'élève à 22,26 millions de tonnes (selon les statistiques de l'US Department of Agriculture du10 mars2010).
- la production de coton biologique représentent seulement 0,09% de la production mondiale de coton.
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Le coton est perçu par la plupart des consommateurs comme un produit "naturel" et donc sain.

Or, la culture conventionnelle (par opposition à la culture biologique) du coton est la plus polluante de la planète !

La culture conventionnelle de cette plante utilise 25% des insecticides consommés dans le monde et 10% des pesticides utilisés en agriculture pour seulement 2,5% de la totalité des terres cultivées sur la planète (source : OMS). Sans parler de l’utilisation massive de défoliants, d’engrais chimique et d’OGM.
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En opposition au coton issu de cette culture conventionnelle, il y a le coton dit "biologique" qui est un coton cultivé sans pesticides, sans engrais chimiques, sans insecticide, ni fongicide et de surcroît sa cueillette est réalisée à la main.
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La culture conventionnelle du coton n’est pas la seule incriminée. Le secteur textile est l’un des secteurs industriels les plus polluants, de par les nombreuses substances chimiques (chlore, ammoniaque, soude, acide sulfurique, mercure, métaux lourds,…) qui sont utilisées tout au long du processus de fabrication.

L’utilisation intensive de produits chimique pour la culture et la fabrication conventionnelle du coton a des conséquences graves :
Pour les producteurs de coton :
- Les paysans et les membres de leur famille sont exposés à ces pesticides, classés substances dangereuses et prohibés par l’OMS, qui peuvent générer de nombreuses maladies (malformation à la naissance, cancers, eczéma). Selon, l’organisation mondiale de la santé, chaque année, 1 million de personnes sont intoxiquées et 22 000 personnes meurent à cause de cette culture.
- La culture du coton implique souvent une surexploitation de la main d’œuvre.
- les producteurs s’endettent pour acheter des insecticides toujours plus performants et des semences transgéniques onéreuses.
Pour l’environnement :
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- La pollution, par les produits chimiques utilisés, affecte l’air, les sols, les eaux, tant de surface que souterraines.
- Pollution des nappes phréatiques.
- Empoissonnement direct et indirect via la contamination des eaux et des nappes phréatiques, du bétail, des poissons (que nous mangeons) et de l’eau du robinet (que nous buvons).
- Déclin de la fertilité des sols causé par l’utilisation des pesticides et le faible rotation des cultures.
- Appauvrissement des ressources en eau : la production de 1 kilo de coton nécessite de 7 000 à 20 000 litres d’eau. Le coton biologique est beaucoup moins gourmand en eau.
Pour nous les consommateurs :
Le coton récolté par les cultivateurs va subir de nombreuses transformations avant de se retrouver dans notre garde de robe. Un grand nombre des processus de modification du coton impliquent l’utilisation de produit chimique qui ne sont pas sans risque pour notre santé, sans parler de celle de nos enfants.

A l’heure actuelle, les principales substances montrées du doigt sont :
- Le chlore : utilisé pour le blanchiment du coton → Très polluant → De plus en plus remplacé par l‘eau oxygénée, beaucoup moins polluante.
- Les phtalates : que l’on retrouve dans les dessins plastifiés des textiles, dans les fermetures et les boutons → effets perturbateurs endocriniens et risque cancérigène en cas d’ingurgitation → il existe une directive européenne limitant l’utilisation de 6 phtalates dans les jouets et les produits de puériculture pour enfants mais rien n’est dit concernant les vêtements pour enfants dans cette directive.
- Les formaldéhydes : présents notamment dans les teintures, les traitements anti-froissage et anti-rétrécissage → Cette substance peut entraîner chez les enfants toutes sortes de problèmes de santé allant d’une irritation de la peau à des problèmes respiratoires, maux de tête, nausées... → Au niveau européen, il n’existe encore aucune législation visant à limiter l’utilisation de formaldéhyde dans les textiles. La France a cependant déjà sa propre réglementation.
- Les métaux lourds (plomb, nickel, zinc, cuivre, chrome,…) : présents dans les teintures, les boutons, les fermetures → dangereux car stockés par notre organisme, allergies - Il n'existe encore aucune législation spécifique limitant l'utilisation de métaux lourds dans les textiles.
- Les colorants azoïques : présents dans les teintures → ils peuvent libérer des arylamines cancérigènes → L’Europe interdit l’utilisation de 22 de ces arylamines mais il n’existe pas de législation spécifique aux textiles.
La peau pouvant absorber tous ses produits chimiques (les risques étant plus importants encore pour les bébés et les jeunes enfants) et la culture du coton biologique et la fabrication des tissus bio ayant recours à très peu de ces produits, il est donc essentiel de privilégier les vêtements et autres articles textiles (drap, gigoteuse, doudou) en coton biologique pour notre santé. Sans oublier qu’en optant pour le "bio", nous protégeons les producteurs et leur famille ainsi que notre environnement (réduction du gaspillage d’eau et de la pollution) et nous assurons une rémunération décente aux petits agriculteurs.


Lorsque l’on achète un vêtement, il faut non seulement vérifier que le coton est issu d’une agriculture biologique mais également surveiller les teintures utilisées et son mode de production. Une fibre naturelle, même bio, peut cacher des produits toxique !
Pour vos achats, faites confiance aux labels qui veillent scrupuleusement au respect des matières premières et au processus de fabrication.
Principaux labels et certifications pour les vêtements écologiques, bio et naturels :
EKO est le label attribué par Skal, organisme de certification des produits biologiques aux Pays-Bas, et par les autorités publiques. C’est le principal organisme certificateur de la mode éthique en France. Toute la chaîne de production est contrôlée au moins une fois par an et cela va : des fermes de production, jusqu'à la gestion administrative, en passant par les unités d'importations, le sol...Ce label comporte des critères écologiques mais non sociaux.
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Le label Oeko-Tex standard 100 a pour objectif de labelliser des produits textiles irréprochables pour la santé. Son catalogue de critères très stricts contrôle les substances chimiques et garantie un vêtement sans formol, ni métaux lourds, ni colorants azoïques. Elle contrôle dans le produit fini les substances interdites ou réglementées par la loi (formaldéhyde, colorants cancérigènes, métaux lourds…) et les substances préoccupantes pour la santé selon les connaissances actuelles mais non encore réglementées (pesticides, colorants allergènes…).

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Max Havelaar
Pour le coton bio, l'association de commerce équitable Max Haavelar a lancé en mars 2005 le premier produit de base non alimentaire issu du commerce équitable : le coton. Max Haavelar travaille uniquement avec de petits producteurs africains, du Cameroun, Mali, Sénégal, Burkina Faso.
Le label IMO (Institut für Marktökologie) prouve qu'il est possible de concilier le bien-être de l'homme et celui de l'environnement. La garantie helvétique : les produits en coton biologique et le procédé de fabrication écologique servant à les réaliser sont contrôlés et certifiés par l'organisme indépendant suisse IMO. Les cotons sont cultivés sans pesticides, sans engrais chimiques, sans OGM et sont cueillis à la main. IMO s’intéresse à la certification bio mais est a également développé des certifications dans les domaines des textiles naturels, la gestion durable des forêts et la surveillance des conditions sociales.

BioRe
La fondation suisse bioRe soutien le commerce équitable et a élaboré un cahier des charges dans lequel figurent notamment des exigences de production écologique.
- Le coton est issu de l'agriculture biologique
- Aucun produit chimique n’est utilisé pour la teinture, le blanchiment se fait à l’oxygène et l’ennoblissement est réalisé sans formaldéhyde.
- Le respect de la norme SA 8000 qui comprend l’interdiction du travail des enfants, la fixation de minima sociaux et l’encadrement des horaires de travail.
- L’achat au cultivateur de sa récolte à un prix garantit supérieur de 20% à celui du marché pendant 5 ans.
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Le label Ecocert des textiles biologiques ou à base de fibres biologiques a été créé et est contrôlé par l'organisme de certification français Ecocert depuis 2006.
Il comporte deux niveaux d'exigence :
- textile biologique (minimum de 95% des fibres issues de l’Agriculture biologique, 5 % de fibres synthétiques autorisés)
- ou textile à base de fibres biologiques (entre 70% et 95% des fibres issues de l'Agriculture Biologique).
Dans les deux cas, 95% des fibres sont naturelles, 5% synthétiques.
Il concerne les vêtements (Jeans, T-shirts, Textiles coton, laine, soie, chanvre) et sous-vêtements.

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GOTS
Le standard GOTS (Global Organic Textile Standard) a été défini par un groupe de travail international à l’initiative des principaux organismes certificateurs à partir de 2002. Son objectif consiste à regrouper les différentes certifications biologiques existantes en une seule répondant à des critères définis en commun. Ce standard offre une plus grande transparence au consommateur et favorise le commerce international des produits concernés car il est reconnu à l’échelle mondiale. GOTS prend en compte des critères environnementaux à chaque étape du processus de production : culture de la plante ou élevage de l'animal selon la matière, traitement des eaux usées dans les usines, teintures et transport. Le référentiel inclut également des critères sociaux selon des conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) : respect des droits des salariés, pas de travail des enfants, liberté syndicale ...
Le label GOTS comporte deux niveaux d'exigence :
- Organique : minimum 95% des fibres textiles d'origine biologique certifiée. Les 5 % restants peuvent être en fibres synthétiques ou artificielles (viscose par exemple).
- "Made with X % Organic Materials" ou "Made with X % Organic - in conversion materials" : de 70 à 95 % des fibres d'origine biologique certifiée ou en conversion. Les 30 % restants peuvent être en fibres non biologiques. Les fibres artificielles ou synthétiques sont autorisées à hauteur de 10 % maximum (25 % pour les chaussettes, collants et vêtements de sport).
Le label GOTS interdit:
l'utilisation de solvants aromatiques ou halogénés, de chlorophénol, de détersifs, du formaldéhyde, des OGM, de fongicides ou biocides,
de métaux lourds et de colorants contenant des métaux (sauf le cuivre autorisé à hauteur de 5 % dans les colorants bleus ou verts, et le fer), ...
le PVC pour les accessoires(ex.boutons).
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